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Lauréat Sculpture dans l’Espace Public – Dialogue avec la médiathèque Marie Toesca, Bulletin officiel de la ville de Gattières, 2019
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
F.T : Je suis artiste plasticien. Je fais de la sculpture et m’interroge particulièrement sur les processus de transformation de la matière. Je donne des cours de méthode de conception et de culture design, à l’Académie de Nice, à de futurs designers et/ou artistes. Je suis aussi « maker » et anime des réflexions autour des technologies d’impression 3D.
D’où vous vient cet intérêt pour la matière ?
F.T : Une facette de mon travail est de réaliser des installations temporaires et malléables mettant en scènes des matériaux à forte charge symbolique et sensorielle tel que la cire d’abeille, l’argile, le sable ou même la laine de mouton et aussi l’eau.
L’appauvrissement des matériaux et les enjeux énergétiques actuels orientent mes travaux vers des matières proches de nos corps et renouvelables. Je suis comme un pionnier, décidé à les faire apparaître à chaque fois sous un jour nouveau, trouver leurs secrets.
Récemment la fabrication additive (impression 3d) a déployé ma perception de la matière. C’est une manière de créer des formes et des objets sans retirer un seul gramme de matière. Cela nous rapproche de la manière dont s’organise les cellules ou comment les arbres grandissent.
Pourriez-vous nous parler des rencontres qui vous ont marquées ?
F.T : Quand j’étudiais au Beaux Arts de Monaco, j’ai travaillé avec le sculpteur Jean Michel Othoniel à Paris sur l’archivage numérique de tous ses travaux. Je numérisais des diapositives, des photographies, des croquis, des couvertures de livre. J’avais développé un script informatique pour accélérer ce processus fastidieux.
Aujourd’hui j’utilise un scanner 3D bricolé à partir de vieux équipements numériques et je scanne en 3D toutes mes sculptures, des plus triviales au plus rares. Je refonds et récupère la matière pour la photographier ou la scanner sans cesse sous de nouveaux traits.
En 2012, j’ai rencontré Simone Simon représentée par la Gallerie Eva Vautier. Elle photographiait les stations balnéaires du Var et de la Camargue hors saisons, vides et hantées. Puis j’ai rencontré le peintre Denis Castellas, son atelier, ses peintures. Cette rencontre m’a conforté dans l’idée d’être un artiste à 100 %. Denis Castellas peint tous les jours !
Et plus récemment Stéphanie Marin et SMARIN, LE studio de design implanté à Nice. Pour le travail d’équipe et la force d’innovation au service d’un monde meilleur, admirable, dynamique et en bonne santé.
Est-ce que vous avez un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer ?
F.T : De ne jamais baisser les bras et ne pas craindre de les baisser. C’est toujours un éternel recommencement, un enchaînement vertueux d’échecs et de satisfactions qui repoussent nos limites et nos désirs. De suivre surtout les conseils des personnes qui nous entourent et de croire en soi.
Quel autre métier auriez-vous aimé faire ?
F.T : Sans hésitation archéologue, paléontologue et ethnologue pour trouver l’origine de l’humanité et élaborer des hypothèses à la fois farfelues et crédibles. J’ai fait des fouilles bénévolement en Corse, c’était en 2012. Nous avions creusé à 1m de profondeur et j’avais trouvé la seule pointe de flèche en obsidienne de tout le chantier. Il y avait aussi plein de tessons de céramiques de l’époque du néolithique décorées avec des vaguelettes.
Quel impact ce concours va-t-il avoir sur votre vie professionnelle ?
F.T : Une visibilité pérenne de mon travail. C’est fou ça quand même ! Et un tremplin vers d’autres projets dans l’espace public, dans des galeries d’art. Mais aussi la poursuite  de mon œuvre participative et itinérante intitulée Atelier de fonte de cire dans l’argile et le sable avec les jeunes publics et peut être une ouverture au CIAC de Carros …

Gattières une Histoire d’avenir, Bulletin officiel de la ville n°7, 2016, Culture, p.22
« Un jeune artiste très prometteur – Nous avons pu admirer le talent de ce jeune artiste d’art contemporain Florent Testa qui a exposé ses sculptures et ses aquarelles ; Florent Testa s’inspire des éléments tels que la cire, l’argile, l’eau le plâtre pour créer un univers empli de sa poésie intérieure. Déjà primé en scénographie, dessin et cinéma à Monaco, il enseigne également l’histoire de l’art aux étudiants. un grand succès pour cette exposition exceptionnelle et nous pouvons noter la présence exceptionnelle au vernissage de l’artiste de renom niçois Denis Castellas. »

Vence-info-mag , Gattières, 2016
« Florent Testa réalise des sculptures en cire d’abeille. Cette matière naturelle et malléable lui permet de remodeler la pièce jusqu’à obtenir la forme désirée. L’artiste peut ainsi laisser libre cours à son imagination créant des objets évoquant des formes usuelles tels que des tabourets ou des récipients mais aussi des œuvres abstraites.
Ces sculptures utilisent une technique originale maniant l’art du moulage et la peinture. Elles sont issues d’un « geste » dans l’argile ou l’eau, le sculpteur déposant un objet au sein d’une motte d’argile et le récupérant d’un geste vif. »
Texte de Isabelle & Jean Seguin

Campus.nicematin.com – le 28 février 2014 – télécharger le pdf

Pavillon n°4,  Mise en scène du réel , 2013, p.48 – télécharger le pdf
« De nombreux artistes aujourd’hui sont attentifs à l’étrangeté du monde, et nous parlent d’un réel confus et malléable.Dans ce contexte, la sculpture hyperréaliste est employée à des fins plus confondantes que jamais et vient exprimer les préoccupations de notre société actuelle.
La médecine et la science ont fait des bonds technologiques considérables. Les manipulations génétiques se multiplient ; la chirurgie esthétique confère une jeunesse éternelle ; les sexes s’échanegnt.Toutes ces évolutions technologiques unfluent déjà sur l’apparence des corps et de notre environnement.(extrait du mémoire de DNSEP 21012, L’Art d’attraction) »

Arte.tv – le 4 juin 2009 – télécharger le pdf